Portrait de Maker #106 : Maëlle Chassard

Passionnée par les histoires depuis toute petite et dotée d’une imagination fertile, Maëlle Chassard est la cofondatrice de Lunii et créatrice de « Ma fabrique à histoires », une expérience audio ludique et immersive dont votre enfant est le héros. Depuis 2014, Maëlle n’a cessé avec son équipe de tout mettre en oeuvre pour que ce petit boîtier puisse satisfaire l’imaginaire des petits. Aujourd’hui et après un succès fou depuis sa commercialisation, Lunii est fabriqué en France et l’aventure n’est pas prête de s’arrêter puisqu’un jeu de plateau devrait sortir pour noël. Entrepreneuse, fun et créative, Maëlle a gagné son pari en faisant de Lunii une belle histoire à raconter.

Qui es-tu ?

Maëlle Chassard, 32 ans, designer de formation, je suis cofondatrice de Lunii et créatrice de ‘Ma Fabrique à Histoires’. J’aime la musique (rock progressif, hip-hop, rap, electro…), j’aime danser, la poésie (particulièrement Fernando Pessoa et Pablo Neruda), j’aime les lacs et les forêts, j’aime raconter des histoires.

Diplômée de Strate École de Design, tu es aujourd’hui co-CEO chez Lunii. Peux-tu nous raconter ton parcours et d’où te vient cet intérêt pour les contes pour enfants ?

Depuis que je suis gamine, j’adore que l’on me raconte des histoires et me raconter aussi mes propres aventures. J’ai une imagination très fertile et j’ai tendance d’ailleurs à un peu trop souvent me réfugier dans mes mondes imaginaires. Je me suis passionnée très jeune pour la signification des contes, des religions, mythes, mythologies, théologies, légendes… La quête du graal me fascine.

Depuis le début de l’aventure, Eric Le Bot, Igor et Thomas Krinbarg sont à tes côtés. Comment vous êtes-vous rencontrés et comment vous est venue l’idée de Lunii et sa fabrique à histoires ?

Nous nous connaissons grâce à deux de mes amis d’enfance. Nous nous croisions au départ en soirée et puis un jour nous nous sommes rendu compte que nous avions une envie commune d’entreprendre et des profils parfaitement complémentaires. Lunii est mon projet de diplôme, que je leur ai proposé de développer pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

On s’est rencontrés en 2014 avec votre premier prototype. Comment êtes-vous passé à la phase industrielle ?

Suite à l’élaboration des prototypes fonctionnels faits-mains présentés à Future.s (anciennement Futur en Seine), nous avons contacté des bureaux d’études et usines françaises. Cependant nous n’avions pas les moyens pour financer le coût d’un tel projet industriel et nos volumes étaient de toute façon trop petits pour intéresser. Nous avons donc travaillé avec une usine familiale chinoise et un bureau d’étude franco-chinois pour réaliser le prototype industriel. En mars 2016, nous avons pu lancer la première production !

Depuis peu, la production de Lunii se fait en France à Bayonne. Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour rapatrier la production en France ?

La difficulté est de trouver le bon partenaire et de maintenir le prix de fabrication à un certain coût pour que le projet soit économiquement viable. Bien sûr, fabriquer en France coûte plus cher, néanmoins nous avons réussi avec nos partenaires à garder un prix raisonnable. Malheureusement la crise des composants est passée par là peu de temps après le lancement de la ligne en 2020. Nous sommes malgré tout très fiers de ce rapatriement qui honore nos valeurs et espérons que d’autres suivront pour une fabrication plus responsable.

Aujourd’hui Lunii est présent dans de nombreux pays. Quels sont vos objectifs et les projets pour l’avenir de Lunii ?

L’international reste un défi pour Lunii car la crise covid a grandement ralenti notre expansion. Nous nous concentrons aujourd’hui sur l’Espagne et l’Italie en Europe. Notre objectif est d’y positionner la Fabrique à Histoires avec un catalogue adapté à la culture avec des partenaires éditoriaux choisis avec précaution.

Nous souhaitons également explorer toutes les possibilités d’usages de notre fameux petit boîtier et sortirons pour les périodes de noël un jeu de plateau à jouer avec la Fabrique à Histoires, j’ai hâte, nos équipes ont fait un travail fantastique sur ce projet.

Pour finir, quels conseils donnerais-tu aux jeunes Makers qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat ?

Je conseille aux jeunes Makers de se lancer dans un projet qui les passionne vraiment et pour lequel ils pourraient déplacer des
montagnes. Je conseille également de ne pas se lancer seul.e, la magie de cette aventure est de la vivre à plusieurs.

Jean-Marc Méléard
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