Site Francais Pour Acheter Cialis Viagra-Cialis-Pharmacy Viagra 100mg Prix Kamagra Gold 50 Mg

Portrait de Makers #37 > Charly Gutierrez & Quentin Orhant 

Artistes, Makers, passionnés à l'inspiration sans limites, Charly et Quentin font tout deux partie du Collectif d'artistes pluridisciplinaires IDLV (Indien dans la ville). Passionnés par les nouvelles technologies, à l'heure où la fabrication numérique et les projets open source se démocratisent, ils défendent les valeurs avant-gardistes portées par le mouvement Maker, et associent leurs connaissances à travers différents procédés : travaux photographiques, fanzines, affichage urbain, impression 3D, robotique, logiciels, installations dans l’espace public pour qu'il en sorte des projets créatifs, et environnementaux...

- Qui êtes-vous ?

On s’appelle Quentin et Charly, il y a 6 ans, on a créé le collectif d’artistes pluridisciplinaires rennais IDLV pour Indiens Dans La Ville.

Concrètement, nos projets parlent souvent d’environnement, d’écologie, de vivre ensemble et de citoyenneté.

- En 2013 vous avez fondé le collectif d'artistes pluridisciplinaires Indiens Dans La Ville. Mais qui sont ces Indiens, et comment en êtes-vous arrivé à monter ce projet ?

On est né le même jour, on est cousins et donc on se connait depuis toujours, du coup créé ensemble est un exercice que l’on cultive depuis tout petit.

IDLV, au départ c’est le nom qu’on a donné à un petit livre (fanzine) de quelques photos de la ville de Rennes, qu’on avait édité à 50 exemplaires dans lequel on interrogeait les contrastes qui pouvaient surgir entre la Nature et la Ville, l’architecture traditionnelle et l’architecture moderne.

Le nom Indiens Dans La Ville, est sorti pendant une soirée, où on avait imaginé Rennes en réfléchissant à ce qu’on pourrait faire dans l’espace public pour faire croire au matin que la ville avait été attaquée par les Indiens !

On n’avait pas spécialement envie de faire les choses dans notre coin alors Indiens dans la ville c’était un peu créer une tribu dans laquelle chacun pouvait éventuellement se reconnaitre et on pouvait être plein.

On avait envie de créer avec l’envie de poser des questions sur notre rapport au réel dans le contexte urbain qui était le notre et pour ça « l’art » c’est un bon outil !

Alors progressivement et au gré de nos envies on a commencé à créer des projets, et on a invité les gens à réfléchir avec nous à travers des processus de création sur la manière dont notre environnement conditionne nos modes de vie ?

Et puis en 2016 c’est devenu une association et maintenant on met toutes nos forces pour faire de cette passion notre métier. 

- Quelle-est son but ?

On est convaincus par l’importance de la créativité et de l’inventivité dans notre société, et on à envie d’ouvrir et de diffuser nos réflexions au plus grand nombre.

Au fond ce qui nous motive et nous intéresse, c’est de tenter d’imaginer comment les choses pourraient être différentes, et de développer collectivement des pistes et des alternatives pour « favoriser une manière logique et humaniste de vivre en cohérence avec l’environnement, la nature et les hommes dans le contexte urbain d'aujourd’hui ».

On veut aussi ramener la technique dans les mains des gens, la démystifier et encourager un rapport à la technique engagée, inventive et artistique.

Peut-être que l’enjeu au-delà de tout ça, c’est d’initier un dialogue collectif en invitant chacun à développer un état d’esprit créatif et critique, par l’expérimentation, le faire soi-même et la mise en commun.

- IDLV c'est avant tout un collectif qui agit autour de nombreux projets. Pouvez-vous nous en présenter un ?

Passionnés par les nouvelles technologies, à l'heure où la fabrication numérique et les projets open source se démocratisent, on défend les valeurs avant-gardistes portées par le mouvement Maker qui nous permettent de trouver dans le partage et l’échange, les moyens d’imaginer des projets toujours plus pertinents; par le décloisonnement des pratiques.

Au départ on travaillait la photographie, mais l’espace public et le street art nous parlait beaucoup aussi !

Dans nos projets, il y a une sorte de projet / outil qu’on utilise souvent : le Tipibot. C’est notre version du projet open source  « Polargraph ».

Un traceur vertical permettant de dessiner de très grands formats, pouvant même concurrencer les panneaux d’affichage publicitaire.

Avec ce « robot » qui dessine et graff, on a multiplié les usages !

Parfait trait d’union entre le dessin et la photographie, il est vite devenu notre compagnon idéal pour la réalisation d’œuvres s’affichant dans l’espace public.

Avec, on a par exemple créé le projet Comme un dessein. Une installation qui interroge le processus démocratique à travers la réalisation d’une fresque collective.  Concrètement, grâce à une interface web connectée à un Tipibot, chacun peu de n’importe où dans le monde proposer, débattre et voter pour des dessins qui viennent progressivement composer une fresque dans l’espace public.

On n’était pas sûr que ça marcherait, que les gens joueraient le jeu, mais finalement après un premier essai, on s’est rendu compte que c’était cool et que les gens arrivaient à s’organiser pour dessiner tous ensemble à travers internet !

On est persuadés que la création artistique est un levier qui transcende les différences, et rehausse le sens du collectif. En proposant un espace participatif où chacun possède le même pouvoir de décision et d’action, l’intention du projet est surtout de questionner l’idée qu’il faut peut-être avoir foie en l’intelligence collective et la diversité, car cela nous cela permet d’aller plus loin, de rendre les choses beaucoup plus riches, et probablement résilientes. Dans presque tous nos projets cette dimension collective est centrale enfaite.

- En 2017 vous lanciez le projet Precious Plastic après l’avoir  soumis au vote des Rennais dans le cadre du budget participatif porté par la fabrique citoyenne. Déjà, c’est quoi precious plastic, et comment vous êtes-vous équipé, qui sont vos partenaires et soutiens sur ce projet ?

Le projet precious plastic c’est une initiative qui vise à favoriser les initiatives locales de valorisation des déchets plastique en mettant à disposition gratuitement les plans et la documentation de machines permettant un cycle de transformation (identification, broyage, extrusion, injection et modelage).

En 2017, on à décidé de s’associer avec quelques personnes motivées pour porter ensemble le projet Precious Plastic Rennes dans le cadre des budgets participatifs de la Ville de Rennes.

En 2018, c’est après avoir fait campagne et obtenu le soutien des citoyens rennais pour décrocher les financements nécessaires à la réalisation du projet que l’aventure a commencé sur le territoire rennais et nous avons débuté un partenariat avec le lycée professionnel Joliot Curie afin de produire avec deux de leurs classes, les 4 machines. 

Mais le meilleur déchet, ça n’est pas celui qu’on ne fait pas ?!

Si ! Enfaite, ce projet c’est vraiment un fantastique médium de création et en même temps un parfait support de sensibilisation.

Déjà expérimentée sur tous les continents, il permet à tout à chacun de s’appuyer sur les retours d’expériences d’une communauté mondiale et grandissante agrégée autour du projet pour s’approprier les enjeux et la problématique des déchets plastiques.

Le plastique est connu de tous, mais il reste mystérieux, avec precious plastic chacun peut expérimenter avec ces propres envies et essayer de réaliser par exemple une planche de skate-board, un pot de fleurs, du filament d’imprimante 3D, des perles, un abat-jour, ou encore le prototype d’un futur projet tout en s’interrogeant sur ce qu’il jette en tant que consommateur.

Transformer des déchets plastiques en de nouveaux objets « précieux », permet de créer avec la volonté d’améliorer sa qualité de vie par une démarche cohérente (de la collecte à la valorisation, en passant la création).

L’intention, c’est bien de mettre à disposition un médium créatif tout en faisant visualiser et comprendre le processus de recyclage du plastique au plus grand nombre pour susciter le questionnement afin de permettre à chacun de se saisir de cette problématique qui nous concerne tous. 

- Quelles perspectives futures avez-vous pour ce projet ?

Aujourd’hui, la broyeuse qui permet de faire des copeaux ainsi que l’extrudeuse qui fond et boudine le plastique broyé en continu ont été livrées dans notre atelier, certaines parties ont même été améliorées vis-à-vis du projet initial afin de rendre les machines conformes aux normes françaises de sécurité.

Pour 2019, notre partenariat avec le lycée Joliot Curie est reconduit afin de poursuivre notre coopération et fabriquer ensemble la presse à injection, une nouvelle extrudeuse et le four qui permettra de faire de plus gros objets.

Nous travaillons sur la conception d’un système automatisé qui permettra bientôt de fabriquer à partir de déchets plastiques broyés, du filament calibré pouvant être à nouveau exploité en bobine pour l’impression 3D.

Et un dispositif pédagogique mobil où les machines seraient intégrées sur des carrioles tractables avec des vélos à assistance électrique est en cours de réflexion pour aller au plus près des publics (dans les écoles, les MJC, et les quartiers).

Parallèlement, de nombreuses résidences de création et interventions en milieux scolaires pour sensibiliser les plus jeunes aux enjeux des plastiques, du recyclage et plus largement des déchets ont déjà été programmées.

- Dans quelques semaines, Rennes accueillera un nouveau tiers lieu : l'Atelier commun. Quel est le concept de ce nouvel espace, et à qui s'adresse-t-il ?

En observant la mutation des modes de vie, au moment où les citadins emménagent le plus souvent dans des appartements et que les villes gagnent en verticalité, on s’est rendu compte que l’absence d'endroit pour stocker et bricoler était devenue un vecteur évident du gaspillage et du non-réemploi des objets du quotidien.

En décembre 2017, c’est partant de ce constat et après avoir fait mûrir l’idée d'un lieu (à l’image des ateliers associatifs de réparation) où l’espace et les outils seraient mutualisés, que le collectif d’artistes pluridisciplinaires IDLV et l'association La Belle Déchette (première ressourcerie du territoire de Rennes Métropole) ont décidé de développer conjointement l’Atelier Commun.

Un nouvel espace de fabrication mutualisant des outils et des compétences, basé sur le réemploi / la transformation des matériaux et la circulation des savoirs dans le but de soutenir des initiatives innovantes, écologiques et artistiques.

Inspiré de nos expériences passées, imaginé comme un lieu ouvert à tous mettant l’accent sur la rencontre et l'apprentissage collaboratif, l’Atelier Commun propose dorénavant aux adhérents (particuliers et professionnels), en semaine et le week-end, des temps d’accès pour utiliser des machines, expérimenter et acquérir de nouvelles compétences au travers d’une assistance pratique, pédagogique et technique, le tout en s’amusant !

On vous y attend avec plaisir !

 

Nous serions ravis de connaître votre avis

Laisser un commentaire

Réinitialiser le mot de passe
Comparer articles
  • Total (0)
Comparer
0
%d blogueurs aiment cette page :